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être soi-même

Rituel : Naître à la Femme

 

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Il était une fois, un rituel permettant à la jeune fille de s’élever au rang de la Femme….

 

Que diable a-t-il pu bien se produire pour qu’un tel rituel quitte notre culture ?

 

Que s’est-il passé pour que le « devenir femme » soit ainsi caché voire répudié ?

 

Que s’est-il passé pour que cette étape fondamentalement naturelle soit reléguée à un tel stade de discrétion qu’il en soit presque devenu inconvenant de l’évoquer ?

 

Dans l'histoire de la création...

   

Dubufe Adam Eve

 « Tu peux manger de tous les arbres du jardin. Mais de l'arbre du bien et du mal, tu ne mangeras pas, car, le jour où tu en mangeras, tu mourras ». Le serpent leur dit : « Le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront et vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal »

« La femme vit que l'arbre était bon à manger et séduisant à voir, et qui était, cet arbre, désirable pour acquérir le discernement. Elle prit de son fruit et mangea. Elle en donna aussi à son mari, qui était avec elle, et il mangea. Alors leurs yeux à tous deux s'ouvrirent et ils connurent qu'ils étaient nus ».

 

Les dés étaient jetés et ils furent renvoyés par Dieu du jardin d'Eden. 

 L'arbre de vie, Eve le connaît, c'est l'identification de son corps.

 

Le serpent lové dans l'arbre, elle le connaît aussi, c'est l'énergie féminine qui l'habite (la shakti).

 

La pomme rouge qu'elle cueille, lui enseigne qu'elle est le mouvement cyclique de l'univers et apte à transmettre une connaissance ésotérique qui dévoile le côté féminin de Adam.

 

En voulant faire partager ce savoir à Adam, quand elle lui offre la pomme, elle se positionne comme la rivale de Dieu et le couple est chassé du Paradis.


Voilà une version de la création qui vaut bien qu'on s'y attarde....

 

Dans « La Belle au Bois Dormant »…


La-Belle-au-Bois-Dormant.jpg

 

« À l'occasion du baptême de la princesse, le roi et la reine organisent une fête somptueuse, où la princesse reçoit un don de ses marraines les fées : beauté, grâce, etc. Les festivités cessèrent lorsqu'une vieille fée, qui n'a pas été invitée, se présente et lance à la princesse un charme mortel : à l’aube de sa seizième année, elle se piquerait à un rouet et s'endormirait pour toujours. Heureusement, une des fées changea ce charme en un sommeil de cent ans.

 

Pour protéger sa fille, le roi fait immédiatement paraître un édit par lequel il défend de filer au fuseau ou d'avoir un fuseau sous peine de mort. Mais en vain, puisqu'une vieille sourde n'entend pas l'édit.

 

Le jour de son seizième anniversaire, Aurore ouvrit une porte où une vieille femme et son rouet l'attendaient. C'est sur son fuseau que la princesse portera la main.  Une goutte de sang apparut, entraînant l'accomplissement de la malédiction. Elle s'endormit dans un profond sommeil pour cent ans. Les années passèrent et un beau prince charmant vint réveiller la jeune fille... »


De manière très caricaturale, nous retrouvons là le père qui empêche sa fille de devenir une femme ! Il ordonne que tous les rouets soient détruits, alors que le rouet est le mouvement perpétuel de la vie (Ghandi).

 

La quinzième année correspond (à peu près) au premier écoulement sanguin et si d'après notre expérience de femme la période des règles dure environ 7 jours de repos recommandé, elle peut très bien correspondre aux 100 ans de sommeil. 

 

La voilà réveillée par un prince charmant qui lui, correspond à cette période où, après les règles, la femme est en possession de toute son énergie masculine.

 

 L’histoire se répète depuis des millénaires sous des formes différentes et selon l'époque dans laquelle on vit.

 

Ce sont principalement les peurs des pères face à leur nouvelle fille qui en sont à l’origine.

 

La transformation de leur fille durant la puberté conduit ces pères à considérer cette nouvelle énergie comme potentiellement « dangereuse ».  

 

Cette énergie fluctuante et cyclique est pourtant normale et naturelle.

 

C’est donc souvent par amour pour ce père craintif (et pour l'homme par la suite) que la jeune fille va maîtriser cette énergie et la retourner contre elle-même.

 

Elle finira  par considérer ce moment privilégié comme un inconvénient majeur, une malédiction.

 

Elle ne se rendra pas compte qu'elle se coupe de sa nature sauvage et finira par occulter complètement ce pourquoi elle est, présentement.

 

Lorsqu’elle a ses règles, la femme devient porteuse de la mémoire du monde, pas d'un enfant.


Elle donne la  direction à suivre entre l'homme et l'esprit, elle est un tremplin, un pont, elle en est l'âme.

 

Abstraction faite des femmes qui ne veulent pas avoir d'enfants et qui accueillent leurs règles avec soulagement, beaucoup de femmes nient ce moment d’intériorisation.

 

Mais alors que faut-il faire ?

 

Il faut réinventer le rite de passage de la jeune fille à la femme. Nous pouvons le faire soit dans un cercle de femmes, soit en famille en insistant sur la présence du père. Ainsi la jeune fille sera respectée et honorée dans ce qu'elle a de plus sacré : son cycle. Sans lui, elle ne pourrait ni recevoir, ni donner la vie…

 

Nous pouvons organiser une réunion de famille avec un repas et des offrandes pour fêter son arrivée dans le monde de la femme. Ce serait comme fêter une seconde naissance !

Nous pouvons organiser des sorties sur le thème de la féminité (achat de sous-vêtements, etc…), nous pouvons chanter, transmettre un bijou, une histoire, ou toute autre chose.

 

Le père devra apprendre manifester sa joie de la voir grandir, même si au fond, il aurait préféré garder sa petite fille tout prêt de lui….

 

A bientôt Chers Co-Créateurs !

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